Questions sur la grippe A dit H1N1

                         Foire aux questions sur la grippe A(H1N1)

Qu’est-ce que la grippe A(H1N1)?

Quelles en sont les répercussions sur la santé humaine?

Où se sont produits les cas enregistrés chez l’homme?

Comment les gens contractent-ils l’infection?

Peut-on manger de la viande de porc et des produits dérivés du porc en toute sécurité?

Quels pays ont été touchés par des flambées chez le porc?

Qu’en est-il du risque de pandémie?

Existe-t-il un vaccin pour protéger l’homme contre la grippe A(H1N1)?

De quels médicaments dispose-t-on pour le traitement?

Que dois-je faire si je suis régulièrement en contact avec des porcs?

Comment puis-je me protéger contre les gens infectés par la grippe A(H1N1)?

Que faire si je pense avoir contracté la grippe A(H1N1)?

 

Qu’est-ce que la grippe A(H1N1)?

La grippe A(H1N1) est une maladie respiratoire aiguë du porc hautement contagieuse, provoquée par l’un des quelques virus grippaux porcins de type A, dont la morbidité a tendance à être élevée et la mortalité faible (1-4%). Le virus se propage chez les porcs par des aérosols, par contact direct et indirect, ainsi que par des animaux porteurs asymptomatiques. On enregistre des flambées chez les porcs tout au long de l’année, avec une incidence accrue à l’automne et en hiver dans les zones tempérées. De nombreux pays vaccinent systématiquement les populations de porcs contre la grippe porcine.

Les virus grippaux porcins appartiennent le plus souvent au sous type H1N1, mais d’autres sous-types circulent également (par exemple, H1N2, H3N1, H3N2). Les porcs peuvent être infectés par des virus grippaux aviaires et des virus de la grippe saisonnière humaine, aussi bien que par des virus grippaux porcins. On pense qu’à l’origine le virus porcin H3N2 a été introduit chez le porc par l’homme. Il arrive que les porcs soient infectés par plusieurs types de virus en même temps, ce qui peut permettre aux gènes de ces virus de se mélanger, et d’engendrer un virus grippal contenant des gènes provenant de diverses sources appelé « virus réassorti ». Bien que les virus grippaux porcins soient normalement spécifiques d’espèce et n’infectent que les porcs, ils franchissent parfois la barrière d’espèce pour provoquer la maladie chez l’homme.

Quelles en sont les répercussions sur la santé humaine?

Des flambées des infections sporadiques de grippe A(H1N1) chez l’homme ont été parfois rapportées. Les symptômes cliniques généraux sont les mêmes que pour la grippe saisonnière, mais le tableau clinique rapporté est très variable, allant d’une infection asymptomatique jusqu’à une pneumonie grave entraînant le décès.

Comme le tableau clinique classique de l’infection par le virus de la grippe A(H1N1) chez l’homme ressemble à ceux de la grippe saisonnière et d’autres infections des voies respiratoires supérieures, la plupart des cas ont été dépistés par hasard à l’occasion de la surveillance de la grippe saisonnière. Des cas bénins ou asymptomatiques peuvent être passés inaperçus et c’est pourquoi on ignore quelle est l’étendue réelle de la maladie chez l’homme.

Où se sont produits les cas enregistrés chez l’homme?

Depuis la mise en application du RSI (2005) en 2007, l’OMS a reçu des notifications de cas de grippe A(H1N1) en provenance des États-Unis d’Amérique et d’Espagne.

Comment les gens contractent-ils l’infection?

En général, les gens contractent la grippe A(H1N1) à partir de porcs infectés, mais certains cas répertoriés chez l’homme ne montrent aucune notion de contact avec des porcs ou des environnements où des porcs auraient séjourné. Il y a eu transmission interhumaine dans quelques cas mais elle a été limitée aux contacts proches ou à des groupes fermés.

Peut-on manger de la viande de porc et des produits dérivés du porc en toute sécurité?

Oui. Il n’a pas été démontré que la grippe A(H1N1) puisse être transmissible à l’homme par l’ingestion de viande de porc ou d’autres produits dérivés du porc correctement manipulés et préparés. Le virus grippal porcin est tué par des températures de cuisson de 160°F/70°C, ce qui correspond aux instructions généralement données pour la préparation du porc et d’autres viandes.

Quels pays ont été touchés par des flambées chez le porc?

La grippe A(H1N1) n’est pas une maladie à déclaration obligatoire aux autorités de santé vétérinaire internationales (OIE), on ne connaît donc pas très bien sa répartition internationale. Elle est considérée comme endémique aux États-Unis d’Amérique. On sait également que des flambées se sont produites chez les porcs en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe (notamment au Royaume-Uni, en Suède et en Italie), en Afrique (Kenya) et dans certaines parties d’Asie, notamment en Chine et au Japon.

Qu’en est-il du risque de pandémie?

Il est probable que la plupart des gens, en particulier ceux qui ne sont pas régulièrement en contact avec des porcs, ne possèdent pas l’immunité contre les virus grippaux porcins qui permettrait de prévenir l’infection. Si un virus porcin parvient à établir une transmission interhumaine efficace, il peut provoquer une pandémie de grippe. Il est difficile de prédire les effets d’une pandémie provoquée par un tel virus: ils dépendent de la virulence du virus, de l’existence d’une immunité chez les gens, de la protection croisée conférée par les anticorps fabriqués à l’occasion d’une grippe saisonnière, ainsi que de facteurs liés à l’hôte.

Existe-t-il un vaccin pour protéger l’homme contre la grippe porcine?

Il n’existe aucun vaccin renfermant le virus grippal porcin actuel à l’origine de la maladie chez l’homme. On ignore si les vaccins contre la grippe saisonnière peuvent conférer une protection. Les virus grippaux évoluent très rapidement. Il est important de mettre au point un vaccin contre la souche virale qui circule actuellement, de façon qu’il confère une protection maximum aux sujets vaccinés. C’est pourquoi l’OMS doit avoir accès au plus grand nombre de virus possible pour pouvoir sélectionner le virus vaccin candidat approprié.

De quels médicaments dispose-t-on pour le traitement?

Des antiviraux contre la grippe saisonnière sont disponibles dans certains pays et ils permettent de prévenir et de traiter efficacement cette maladie. Il existe deux classes d’antiviraux : 1) les adamantanes (amantadine et rimantadine) et 2) les inhibiteurs de la neuraminidase des virus grippaux (oseltamivir et zanamivir).

La plupart des cas de grippe A(H1N1) précédemment notifiés ont montré un rétablissement complet sans assistance médicale ni antiviraux.

Certains virus grippaux développent une résistance aux antiviraux, limitant l’efficacité de la chimioprophylaxie et du traitement. Les virus obtenus à partir des cas de grippe A(H1N1) récemment dépistés chez l’homme aux États-Unis d’Amérique étaient sensibles à l’oseltamivir et au zanamivir mais résistants à l’amantadine et à la rémantadine.

On ne dispose pas de suffisamment d’informations pour pouvoir faire des recommandations sur l’utilisation des antiviraux dans la prévention et le traitement de l’infection par le virus grippal porcin. Les cliniciens doivent prendre des décisions basées sur l’évaluation clinique et épidémiologique des cas, ainsi que sur les avantages et inconvénients de la prophylaxie/du traitement pour les malades. Concernant la flambée en cours d’infection par le virus grippal porcin sévissant aux États-Unis et au Mexique, les autorités nationales et locales recommandent d’utiliser de l’oseltamivir ou du zanamivir pour le traitement et la prévention de la maladie en se basant sur le profil de sensibilité du virus.

Que dois-je faire si je suis régulièrement en contact avec des porcs?

Même si rien n’indique clairement que les cas d’infection par le virus grippal porcin actuellement rencontrés chez l’homme soient liés à des infections récentes ou en cours de type grippal chez le porc, il serait souhaitable de réduire au minimum les contacts avec des porcs malades et de signaler ces derniers aux autorités de santé vétérinaire compétentes.

La plupart des gens contractent l’infection à la suite d’un contact prolongé et étroit avec des porcs infectés. Il est essentiel d’appliquer les mesures d’hygiène rigoureuses lors de tous les contacts avec les animaux et c’est particulièrement le cas au moment de l’abattage et des opérations qui suivent ce dernier afin de prévenir une exposition aux agents infectieux. Les animaux malades ou les animaux qui meurent suite à une maladie ne doivent pas être envoyés à l’abattage. Suivre les conseils plus précis énoncés par les autorités nationales compétentes.

Il n’a pas été établi que la grippe porcine soit transmissible à l’homme suite à l’ingestion de viande de porc ou d’autres produits dérivés du porc correctement traités et préparés. Le virus de la grippe A(H1N1) est tué par des températures de cuisson de 160°F/70°C, qui correspondent aux instructions généralement données pour la préparation de la viande de porc et des autres viandes.

Comment puis-je me protéger contre les gens infectés par la grippe A(H1N1)?

Par le passé, les cas d’infection humaine par le virus de la grippe porcine étaient généralement bénins, mais on sait que ce virus a provoqué des pathologies graves telles que des pneumonies. Concernant les flambées qui sévissent actuellement aux États-Unis d’Amérique et au Mexique, les tableaux cliniques sont cependant différents. Aucun des cas confirmés aux États-Unis d’Amérique n’a présenté de forme grave de la maladie et les malades se sont rétablis sans nécessiter de soins médicaux. Au Mexique, il apparaît, selon les informations disponibles, que certains malades ont présenté la forme grave de la maladie.

Pour se protéger, appliquer les mesures générales de prévention de la grippe:

Éviter tout contact étroit avec des gens qui ne semblent pas bien portants et qui présentent de la fièvre et une toux.

Se laver les mains à l’eau et au savon fréquemment et soigneusement.

Avoir une bonne hygiène de vie, à savoir dormir suffisamment, s’alimenter correctement et conserver une activité physique.

S’il y a une personne malade à la maison:

Essayer de lui réserver un endroit de la maison à l’écart. Si c’est impossible, maintenir une distance d’au moins un mètre entre elle et les autres occupants.

Se couvrir le nez et la bouche lorsqu’on s’occupe de la personne malade. On peut acheter des masques dans le commerce ou les fabriquer à l’aide de tissus facilement disponibles du moment qu’on les nettoie ou qu’on les élimine correctement.

Se laver les mains soigneusement à l’eau et au savon après chaque contact avec la personne malade.

Essayer de bien aérer la zone où se trouve la personne malade. Ouvrir les portes et fenêtres pour faire circuler l’air.

Maintenir l’environnement propre à l’aide de produits ménagers facilement disponibles.

Si l’on vit dans un pays où la grippe A(H1N1) a provoqué des cas de maladie chez l'homme suivre les autres conseils donnés par les autorités de santé nationales et locales.

Que faire si je pense avoir contracté la grippe A(H1N1)?

Si vous ne vous sentez pas bien, présentez une forte fièvre, de la toux et/ou un mal de gorge:

Restez chez vous et évitez de vous rendre sur votre lieu de travail, votre école ou à des rassemblements.

Reposez-vous et absorbez des liquides en abondance.

Couvrez-vous le nez et la bouche de mouchoirs en papier lorsque vous toussez et que vous éternuez et éliminez-les ensuite correctement.

Lavez-vous les mains à l’eau et au savon fréquemment et soigneusement, surtout après avoir toussé ou éternué.

Informez votre famille et vos amis de votre maladie et recherchez de l’aide pour les tâches ménagères qui supposent des contacts avec d’autres gens, par exemple les courses.

Si vous avez besoin de soins médicaux:

Contactez votre médecin ou prestataire de soins de santé et, avant de vous rendre à son cabinet, décrivez-lui vos symptômes. Expliquez pourquoi vous pensez avoir contracté la grippe A(H1N1) (par exemple si vous vous êtes récemment rendu dans un pays où sévit une flambée de grippe A(H1N1) chez l’homme). Suivre les conseils qu’il vous aura donnés pour les soins.

S’il ne vous est pas possible de contacter votre prestataire de soins de santé à l’avance, faites part de votre suspicion de grippe A(H1N1) dès votre arrivée dans l’établissement de soins de santé.

Prenez soin de bien vous couvrir le nez et la bouche au cours de votre déplacement.

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Commentaires (7)

1. camille43210 Le 24/06/2009 à 10:13

Je veux pas t'alarmer, mais c'est pas trés bon d'avoir la grippe en ce moment, tu n'a pas fais un voyage au mexique j'espére ?
J'ai vue sur ce site : http://epidemie-grippe-porcine.fr/gripe-porcine-questions-repons es que la grippe porcine donnait les même symptome que la grippe classique ....

2. leone45 Le 24/06/2009 à 10:14

Je me demande comment on peut se retrouver sur des vieux posts ? Une recherche par thème peut-être !
Mais il est vrai que tous les renseignements sur cette nouvelle grippe sont sur le net et sont bons à connaître et puis là, au moins, on voyage sans trop de risque ... quoique allez savoir !
Bonne soirée.

3. nico Le 28/07/2009 à 11:12

Est-ce trop pour le H1N1 ? Non, répondent tous les spécialistes que nous avons interrogés. «Nous ne connaissons pas encore avec certitude le taux de mortalité du H1N1, rappelle le Dr Albert Garcia, « expert grippe » du groupe Sanofi Pasteur, et ce taux peut en outre s'aggraver, surtout si le virus mute, ce qu'il peut faire de trois manières: spontanément, en rencontrant le virus de la grippe saisonnière ou en rencontrant le H5N1.»

4. sonia-admin 3 Le 30/07/2009 à 15:33

Quels sont les symptômes ?

Quelles précautions prendre ?

Que signifie le passage au niveau d'alerte maximum de l'OMS ?

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé de passer en juin à la phase 6 du niveau d'alerte pandémique, le niveau maximum. Cela signifie que l'OMS considère que la grippe A (H1NI) échappe à tout contrôle. Elle peut toucher un grand nombre de gens et se propager dans toutes les régions du globe. Autre signe distinctif : elle est transmise par un nouveau virus contre lequel les hommes sont peu ou pas immunisés. C'est la première fois qu'une pandémie grippale est déclarée par l'OMS, un organisme créé en 1948.

La décision de passer au niveau d'alerte 6 a été prise en raison de l'extension géographique du virus H1N1. L'OMS dénombre actuellement 160 pays touchés et près de 800.

Quels sont les symptômes ?

Sur le site du New England Journal of Medicine, une équipe de chercheurs américains a publié les résultats d'une étude clinique portant sur les 642 premiers cas américains. Ce qui permet aux médecins du monde entier d'avoir une idée plus précise des symptômes provoqués par ce virus.

L'âge des patients varie de 3 mois à 81 ans, mais 40 % d'entre eux ont entre 10 et 18 ans (seulement 5 % ont plus de 50 ans).

Le symptôme le plus fréquent associé à ce virus H1N1 est la fièvre (94 % des malades) suivie de la toux (92 %) et du mal de gorge (66 %). 25 % des malades souffrent de vomissements et autant de diarrhées.

Près de 9 % ont eu besoin d'une hospitalisation et un peu moins de la moitié d'entre eux ont été en unités de soins intensifs.

Quel est le profil des victimes des formes graves de la grippe ?

Le New England Journal of Medicine a publié une enquête réalisée par des médecins mexicains et américains sur les formes graves et les décès liés au virus. Cette enquête portant sur plus de 2 150 cas de pneumonie graves et de 100 décès démontre que les formes graves touchent essentiellement des moins de 60 ans, alors que les plus âgés, qui sont habituellement les principales victimes de la grippe, sont mieux protégés, sans doute par des infections grippales passées.

Une seconde enquête, toujours sur le site du NEJM, confirme à une moindre échelle ces résultats très importants en termes de santé publique. Il faut cependant garder à l'esprit que les formes graves restent très largement minoritaires, puisque le taux de décès est évalué à 2-3 pour 1 000 malades, et que dans la grande majorité des cas, les personnes contaminées ne souffrent que de troubles bénins et transitoires.

De son côté, le Bulletin épidémiologique hebdomadaire a publié une analyse des manifestations cliniques observées dans les premiers cas de grippe A (H1N1). Il en ressort que sur les 2 000 premiers cas documentés au Mexique, plus de la moitié ont moins de 20 ans, les trois quarts moins de 30 ans et seulement 7 % plus de 40 ans.

Les antiviraux sont-ils efficaces ?

«Le Tamiflu stérilise le virus à 24-48 heures, et réduit la durée des signes cliniques d'un ou deux jours, explique Patrick Berche, chef du service de microbiologie à l'hôpital Necker à Paris. Mais son principal intérêt est de diminuer la contagiosité du patient.» En clair, ce traitement est plus utile en termes de santé publique qu'à titre individuel. «L'efficacité du Tamiflu est difficile à analyser dans cette épidémie car les cas sont relativement bénins», ajoute François Bricaire, chef du service de maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière (Paris). Les spécialistes surveillent toutefois avec attention la survenue de résistances du virus à ce traitement.

Comment se prémunir en cas de contact avec une personne atteinte de la grippe A ?

Tout contact avec un malade souffrant de cette nouvelle grippe implique un traitement prophylactique par Tamiflu (un comprimé par jour pendant 7 à 10 jours). Elle implique aussi des «mesures barrière» : le malade doit porter un masque chirurgical pour ne pas contaminer son entourage, éviter d'embrasser le patient et de lui serrer les mains. «Lors de tout contact, il faut se laver les mains au savon, affirme Paul Léophonte, qui vient de publier Les grippes en questions (Privat). De toute façon, ce type de contact ne devrait pas se produire : normalement, une personne malade de la grippe doit rester isolée chez elle», ajoute-t-il. «Si on se tient à plus de deux mètres d'un malade, il est difficile d'être contaminé», affirme de son côté Jean-Philippe Derenne, chef du service de pneumologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Dans le doute, il faut appeler le 15 qui donnera la marche à suivre et enregistrera l'appel.

Que faire quand un cas est survenu dans l'entourage ?

La question est récurrente, en particulier chez les mères de famille dont un enfant est touché par la grippe H1N1. «L'idéal est de les garder à domicile pendant deux à trois jours et de leur faire porter des masques, mais ce n'est pas simple en pratique», reconnaît le Pr François Bricaire. L'objectif est d'éviter la dissémination du virus en faisant l'hypothèse que tous les élèves ont pu être contaminés. Pour le Pr Berche, les mesures d'isolement se justifient surtout en cas de contact direct avec une personne qui a déclaré l'infection.

Faut-il prendre des précautions avec une personne seulement suspecte d'avoir la grippe ?

La difficulté tient au fait que les symptômes de la grippe sont extrêmement banals. Si une personne présente de la fièvre, a mal à la tête, tousse, et vient d'un pays où la pandémie est déclarée (niveau 6), les précautions citées plus haut doivent être observées, en attendant d'avoir confirmation du diagnostic, selon Paul Léophonte.

Y a-t-il des risques recevoir chez soi des personnes venant des zones contaminées ?

Si ces personnes n'ont aucun symptôme (quoiqu'elles puissent être «porteurs sains» du virus), il ne faut pas céder à la psychose. Le temps d'incubation de la grippe étant de quatre à six jours, il suffit d'attendre ce délai pour être sûr que vos visiteurs ne sont pas malades. Aujourd'hui, de nombreuses personnes venant des États-Unis participent à des colloques dans notre pays. On ne va pas les ostraciser. On est aujourd'hui dans une période intermédiaire. La France n'est pas au niveau 6 d'alerte pandémique. Lorsque ce sera le cas, tous les rassemblements publics seront interdits. Selon le professeur Derenne, si tout le monde restait chez soi pendant une semaine, il n'y aurait plus de grippe A, le virus disparaîtrait.

Est-ce que les personnes contaminées maintenant seront protégées plus tard, alors que le virus risque peut-être d'être plus virulent ?

«On ne peut pas répondre à cette question», estime Jean-Philippe Derenne. L'étude de la grippe espagnole a montré toutefois que les militaires de la Marine nationale les moins gravement touchés par la deuxième vague de l'épidémie furent ceux qui avaient eu la grippe au moment de la première vague. Si le virus ne subit pas trop de mutations, il y a toutes les raisons de penser que ces personnes auront un certain degré de protection. C'est ce qui s'était passé lors de la deuxième vague de grippe espagnole : les personnes âgées qui avaient contracté un tout autre virus (la grippe asiatique) en 1890 ont été mieux protégées que les autres. Les anticorps restent très longtemps présents dans l'organisme. Récemment, on a trouvé des anticorps de la grippe espagnole chez des centenaires.

Quels risques pour les femmes enceintes ?

Les femmes enceintes figurent parmi les catégories à risques et souffrent cinq fois plus de complications pour différentes raisons. D'une part, pendant la grossesse, le système immunitaire est moins réactif, un peu en état de «veille», ce qui contribue à ce que la mère puisse tolérer en son sein un «corps» différent. Cette faiblesse immunitaire rend les femmes enceintes plus sensibles aux infections en général, et à la grippe en particulier. Le foetus n'est pas contaminé in utero, mais peut présenter une grippe grave à la naissance si sa mère est atteinte au moment de l'accouchement.

Ainsi, pendant la grossesse, il vaut mieux éviter les rassemblements, les lieux publics. En cas de pandémie, il ne faut pas hésiter à rester chez soi. Les femmes enceintes seront prioritaires dès qu'il y aura un vaccin.

Quelles précautions prendre pour les voyages ?

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne recommande aucune restriction des voyages, jugeant que cela «ne contribuerait guère à empêcher le virus de se répandre mais perturberait énormément la communauté mondiale». Les autorités sanitaires françaises conseillent néanmoins des mesures de prudence aux voyageurs qui se rendent au Canada, aux États-Unis, au Japon, au Mexique, au Panama ou en République dominicaine. Concrètement, il est préconisé de respecter les mesures d'hygiène de base (se laver les mains fréquemment, aérer les lieux de vie) ; d'éviter tout contact avec une personne malade ; et évidemment de consulter un médecin local en cas de fièvre ou de symptômes grippaux. «Les séjours scolaires dans ces pays sont déconseillés», précise le ministère de la Santé.

Faut-il éviter les séjours linguistiques outre-Manche ?

Les autorités britanniques s'attendent à une extension très rapide et très importante de la grippe A (H1N1) dans les prochaines semaines avec, selon certaines projections plus de 100 000 nouveaux cas par jour d'ici à la fin août. Si un enfant va là-bas pendant plusieurs semaines, il risque effectivement d'attraper la grippe A. L'avantage, c'est que l'enfant aura acquis une certaine immunisation contre le H1N1 qui pourrait être plus virulent à l'automne, lors de la deuxième vague épidémique (lire plus haut). Mais au-delà de ces considérations, il ne faut pas oublier que si l'enfant attrape la grippe loin de sa famille et dans un pays étranger, il peut être déstabilisé. Et ses parents aussi.

Avec des centaines de nouveaux cas déclarés chaque jour, la propagation du virus est bien plus rapide que sur le continent. Cela pourrait s'expliquer par des relations très importantes entre le Royaume-Uni et les États-Unis, où la grippe aurait déjà touché près d'un million d'Américains, selon les estimations des centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Comment les centres de vacances doivent-ils réagir ?

Pour les séjours en France, en cas de suspicion de contagion, les organisateurs alerteront le 15, qui se chargera d'orienter les personnes présentant les symptômes vers le dispositif médical approprié. Tout cas confirmé sera signalé à la préfecture et aux parents.

Dans les centres sans hébergement, il pourra y avoir fermeture de l'accueil s'il y a risque de contagion ou si le taux d'encadrement n'est plus respecté.

Dans les centres avec hébergement, le mineur malade sera isolé dans une pièce ou un bâtiment spécial, avant que les parents viennent le chercher.

Dans les centres à l'étranger, les cas seront signalés aux autorités consulaires et aux parents, et les responsables devront respecter les mesures sanitaires des pays d'accueil.

Pour quand est prévu le pic de l'épidémie ?

À l'automne, entre 25 et 50 % de la population française pourrait être touchée par la grippe, selon plusieurs experts français. «L'hypothèse la plus plausible est la survenue d'une deuxième vague à l'automne avec un assez grand nombre de cas, du fait de la forte contagiosité de ce H1N1, assure le Pr Patrick Berche. Dans ce cas, l'épidémie sera difficile à contrôler pendant 8 à 10 semaines durant lesquelles il faudra probablement envisager des mesures d'isolement collectives.»

Certes, les virus grippaux sont imprévisibles, certes d'autres scénarios sont possibles (de l'extinction de l'épidémie à une pandémie grave avec un virus plus virulent), mais l'hypothèse la plus vraisemblable est celle d'une explosion épidémique à la rentrée scolaire.

Même si le virus apparaît plus bénin que prévu, avec deux à trois décès pour mille (contre un pour mille pour la grippe saisonnière), certaines caractéristiques soulèvent un certain nombre d'inquiétudes. D'une part, le nombre de malades est potentiellement important, dans la mesure où il s'agit d'un virus nouveau, contre lequel la population n'est pas protégée sur le plan immunitaire. De surcroît, même si le taux de décès est faible, appliqué à une large population, cela aboutit à un nombre élevé de morts. Si 20 millions de personnes sont touchés avec deux décès pour mille, cela fera 40 000 morts.

Quand disposera-t-on d'un vaccin ?

En moyenne, quatre à six mois sont nécessaires pour mettre au point un vaccin antigrippal contre une souche donnée : quatre mois pour le produire, et deux pour tester son efficacité et sa tolérance chez l'homme. Or, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) vient seulement de fournir les fabricants de vaccins en H1N1. «Les plus optimistes parient pour une disponibilité du vaccin en novembre-décembre, les plus pessimistes en janvier, indique le D r Jean-Marie Cohen, coordinateur national du réseau des Grog (groupes régionaux d'observation de la grippe). Mais il n'y a pas d'urgence. On peut gérer le début d'une pandémie grippale sans vaccin, grâce aux autres moyens : mesures d'hygiène, masques, antiviraux...» En attendant, «il serait judicieux de vacciner dès septembre les personnes à risque, principalement les personnes âgées, contre la grippe saisonnière et le pneumocoque», préconise Patrick Berche, de l'hôpital Necker à Paris. Il rappelle, en effet, que les deux grippes peuvent coexister, et que c'est souvent d'une surinfection bactérienne, en particulier à pneumocoque, que décèdent les victimes de la grippe.

Y aura-t-il une vaccination systématique ?

Pas pour l'instant. Cette mesure extrême n'est encore qu'une «option» et que tout dépendra de l'évolution de l'épidémie dans les prochains mois, en particulier dans l'hémisphère sud où débute la saison hivernale. Concrètement, la décision de vacciner «tous les Français âgés de plus de 3 mois», évoquée dans la presse, dépendra des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. «Il est probable que le virus A(H1N1) se recompose et qu'une deuxième vague d'épidémie redémarre à l'automne, mais nul ne sait sous quelle forme et avec quelle virulence, précise-t-on au ministère de la Santé . Toute la difficulté consiste à préparer la réaction la plus pertinente possible par rapport à une configuration de l'épidémie que l'on ne connaît pas encore.» L'équation n'est pas simple.

D'autres éléments de lutte. Le P r Patrick Berche, de l'hôpital Necker à Paris, ne cache pas sa «perplexité» quant à la faisabilité d'une campagne générale de vaccination qui serait, selon lui, une «grande première». Ce spécialiste de microbiologie craint également que le vaccin ne soit disponible qu'en novembre ou en décembre, «soit après l'arrivée de la seconde vague de l'épidémie.» D'où l'importance de miser également sur les deux autres piliers de la lutte contre le virus A(H1N1) : les antiviraux, comme le Tamiflu, et les masques qui constituent une barrière physique efficace contre les particules virales.

L'Afrique pourra-t-elle faire face ?

L'une des plus grandes incertitudes aujourd'hui concerne les pays du Sud et notamment l'Afrique, a priori moins bien armée pour lutter contre le virus que ceux du Nord.

Certes le continent noir est pour l'instant plutôt épargné par l'épidémie. Selon les dernières estimations de l'OMS, celle-ci reste encore largement cantonnée à l'Amérique du Nord qui rassemble plus de 90 % des 2 099 cas avérés de grippe A(H1N1) et la totalité des décès (42 au Mexique et 2 aux États-Unis). En outre, tous les cas africains recensés jusqu'à présent se sont révélés, par la suite, négatifs.

Mais, «si l'épidémie touchait l'Afrique, l'impact serait plus sérieux que dans d'autres parties du monde, car les systèmes de surveillance sont plus faibles et les ressources moindres, a expliqué Luis Sambo, directeur Afrique de l'OMS. Après avoir rappelé que l'Afrique est déjà confrontée au sida, au paludisme et à la tuberculose «qui tuent des milliers de personnes par jour», Luis Sambo a précisé que l'OMS était «en discussion avec des compagnies pharmaceutiques pour assurer que le seul médicament efficace contre le virus H1N1 soit disponible».

Quel est l'impact économique de l'épidémie ?

D'expérience, les pays savent que l'impact économique des crises sanitaires n'est que rarement en relation avec la gravité médicale d'un virus. A titre de comparaison, la crise de la pneumonie atypique (sras) en 2003 (800 morts) aurait coûté entre 0,6 et 2 points de PIB au continent asiatique, foyer de la maladie.

Sur le marché de la viande. Alors que les autorités sanitaires ont du mal à prévoir l'évolution du virus, les premières conséquences économiques ne tarderont pas à se faire sentir. « Actuellement, une trentaine de pays ont fermé leurs frontières à l'importation de viande porcine », précise Jean-Paul Simier, spécialiste du commerce alimentaire. Or la viande de porc représente aujourd'hui 40 % du commerce annuel mondial de viande, soit 24 milliards de dollars. « Ce nouvel épisode sanitaire pourrait évidemment entraîner une baisse des prix », poursuit Jean-Paul Simier.

Pour lutter contre la maladie. Alors que la transmission par voie alimentaire est pour l'instant écartée, ce sont plutôt les aspects psychologiques et le principe de précaution qui affecteront l'économie à très court terme. Selon un rapport de la Banque mondiale, les mesures mises en place pour éviter la propagation du virus ont plus d'impact que la pandémie. Ces mesures représenteraient 60 % des coûts économiques totaux, contre seulement 12 % pour celles liées à la mortalité et 28 % pour celles liées à l'absentéisme et à la maladie.

Transports. En attendant, les transports aériens et ferroviaires, les loisirs et les biens de consommation durable seront rapidement affectés.A titre d'exemple, le Club Med a fermé son établissement de Cancun, au Mexique. L'évolution du virus au niveau mondial peut laisser présager la fermeture d'autres villages à risque, une situation problématique pour le groupe.

Les mesures préventives de contrôle des passagers sur les vols ne seront pas neutres non plus. En mai 2003, au plus fort de la crise du sras, les compagnies aériennes européennes avaient enregistré un recul de 6 % de leur trafic.

Pharmacie. Parmi les bénéficiaires de la situation actuelle, les laboratoires pharmaceutiques. Le britannique GlaxoSmithKline a d'ores et déjà reçu la cellule souche de la grippe A, ainsi que le feu vert de l'OMS pour mettre le vaccin en production. Le suisse Novartis ne devrait pas tarder à recevoir cette même autorisation, et Sanofi-Aventis a lui aussi indiqué se tenir prêt si l'OMS lui demandait de produire le vaccin. Mais, même dans ce secteur, difficile d'imaginer des retombées économiques positives.


5. carolineBJ Le 02/08/2009 à 11:53

Mode de transmission du virus
La maladie, qui touche essentiellement "des jeunes adultes en bonne santé", se transmet par voie respiratoire, d'homme à homme. Les symptômes (fièvre, maux de tête, courbatures) sont similaires à ceux de la grippe saisonnière, qui tue chaque année dans le monde entre 250.000 et 500.000 personnes.

6. angeliquebrest Le 04/08/2009 à 20:13

La secrétaire d’État U.S. à la santé, Kathleen Sebelius, vient de signer un décret conférant une totale immunité aux fabricants de vaccins contre la grippe H1N1, en cas de poursuite judiciaire. De plus le programme accéléré - de 7 milliards de dollars

pour la fabrication du vaccin qui devra être mis sur le marché à l’automne ne prévoit pas de test de sécurité.

Y aurait-il un programme sous-jacent à l’officielle et hystérique campagne de l’OMS destinée a élever la prétendue grippe porcine au rang de pandémie ?

Tout d’abord, ni l’OMS ni le CDC ni aucune instance scientifique n’a produit de preuve quant à l’existence de ce nouveau virus H1N1, virus qui devrait être isolé, caractérisé et photographié par un microscope électronique en vertu des procédures scientifiques habituelles lorsqu’il existe un danger de pandémie.

L’actuelle panique provoquée par campagne officielle sur les dangers supposés de la grippe porcine prend des allures de roman de science-fiction Orwellien. Le décret signé par Sebelius accorde l’immunité à ceux qui fabriquent le vaccin contre la grippe porcine conformément aux dispositions de la loi 2006 sur les urgences de santé publique.


7. noly349 Le 28/08/2009 à 17:36

Qu’appelle-t-on nouveau virus de la grippe A/H1N1 ?

La nouvelle grippe dite grippe A(H1N1) est une infection par un virus qui résulte de phénomènes de recombinaisons à partir de virus de porc, humain et aviaire, mais qui se transmet maintenant d’homme à homme.

Ce virus est différent du virus H1N1 de grippe saisonnière, virus d’origine humaine qui circule habituellement.

Comment se propage la nouvelle grippe A/H1N1 ?

Dans le cadre de l’épidémie actuelle, la transmission se fait de la même manière que celle d’une grippe saisonnière :

par la voie aérienne, c’est-à-dire la dissémination dans l’air du virus par l’intermédiaire de la toux, de l’éternuement ou des postillons ;
par le contact rapproché avec une personne infectée (lorsqu’on l’embrasse ou qu’on lui serre la main) ;
par le contact avec des objets touchés et donc contaminés par une personne malade (exemple : une poignée de porte).
Quels sont les symptômes de la nouvelle grippe A/H1N1 ?

Les symptômes de la nouvelle grippe A(H1N1) chez l’homme sont, dans la majeure partie des cas, les mêmes que ceux de la grippe saisonnière : fièvre supérieure à 38°C [1].

Une personne malade est contagieuse dès les premiers symptômes et pendant environ 7 jours. Elle doit donc s’isoler et porter un masque anti-projections quand elle est en présence d’une autre personne pendant toute cette période pour éviter de contaminer son entourage.

Quelle est la période d’incubation de la nouvelle grippe A/H1N1 ?

La période d’incubation peut aller jusqu’à 7 jours.

Quelles sont les différences entre un cas considéré comme possible, probable ou confirmé de nouvelle grippe A(H1N1) ?

La définition de cas est actualisée sur le site de l’Institut de veille sanitaire

Comment se protéger de la nouvelle grippe A/H1N1 ?

La transmission du virus se fait principalement par voie aérienne (par la toux, l’éternuement ou les postillons) mais peut également être manu portée (transmission par les mains et les objets touchés et donc contaminés).

Il faut donc :

éviter tout contact avec une personne malade ;
se laver régulièrement les mains au savon ou les désinfecter avec une solution hydro-alcoolique (disponible en pharmacies et grandes surfaces), notamment après avoir toussé ou s’être mouché ;
se couvrir la bouche et le nez quand on tousse ou éternue avec un mouchoir à usage unique (à jeter dans une poubelle fermée, si possible par un couvercle et équipée d’un sac plastique), ou avec le bras ou la manche ou avec les mains (s’il est possible de se les laver immédiatement après).
Quels sont les différents types de masques qui permettent de se protéger ?

Il existe deux 2 types de masques :

Le masque anti-projections (de type chirurgical) est réservé aux personnes malades (à porter dès les premiers symptômes) afin qu’elles évitent de contaminer d’autres personnes/leur entourage (lorsqu’elles toussent, éternuent...). En effet, le virus se transmet par dissémination dans l’air. Le risque de contamination existe à partir d’une proximité, en face à face, de moins d’un mètre d’une personne malade.
Le masque de protection respiratoire (masque FFP2) est réservé aux professionnels dont le rôle en situation de pandémie serait capital et qui seraient amenés à être en contact régulier et rapproché avec des malades (professionnels de santé, services de secours...). C’est un appareil de protection respiratoire jetable qui protège celui qui le porte contre l’inhalation d’agents infectieux transmissibles par voie aérienne.
Existe-t-il des masques pour les enfants ?

Les autorités sanitaires ont commandé 150 millions de masques pédiatriques anti-projections (de type chirurgical), pour les enfants de 1 an à 12 ans, destinés à être portés par les enfants malades pour protéger leur entourage. Ces masques devraient être disponibles très rapidement (notamment pour les enfants de plus de 5 ans).
La morphologie des enfants de plus de 12 ans leur permet de porter un masque anti-projections adulte.

Faut-il se procurer un masque ?

Compte tenu de la situation actuelle, il n’est pas recommandé aux personnes non malades de se procurer un masque. Les masques anti-projections du stock constitué par l’Etat sont réservés aux personnes malades et leur sont délivrés gratuitement en pharmacie sur prescription médicale. Les masques anti-projections doivent être portés dès les premiers symptômes pour protéger l’entourage de la personne malade.

Seules quelques professions, en contact direct et prolongé avec le public, et présentant donc un risque direct d’exposition et de contamination, sont susceptibles de faire l’acquisition d’un stock de masques de type FFP2 (professions médicales, personnels de secours, pharmaciens, guichetiers...). Il s’agit de cas particuliers et l’achat et la distribution des masques relèvent de la responsabilité de l’employeur.

Peut-on manger de la viande de porc et des produits dérivés du porc en toute sécurité ?

Oui. Il n’a pas été démontré que la grippe A(H1N1) puisse être transmissible à l’homme par l’ingestion de viande de porc ou d’autres produits dérivés du porc correctement manipulés et préparés. Le virus grippal porcin est tué par des températures de cuisson de 160°F/70°C, ce qui correspond aux instructions généralement données pour la préparation du porc et d’autres viandes.


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